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- Fourier Archibras | Auluxecommunal
L'ARCHIBRAS DE CHARLES FOURIER Archi-bras - Animaux, anti-animaux et contre-animaux. MÉTAMORPHOSES FOURIÉRISTES La pratique de l'Harmonie par les phalanstériens permettra, au cours du temps, d'engendrer des métamorphoses corporelles. Les nouvelles créations surgiront 5 ans après les premiers Phalanstères. Fourier (IV, 255) Ainsi du Bras d'Harmonie, aussi appelé Archibras, dont Victor Considérant, le principal disciple de Fourier, fut équipé par de nombreux caricaturistes. Victor Considérant, principal disciple de Fourier, dans la pose de l'anti-lion, avec l'attribut de l'archi-bras. L'extrait suivant fut supprimé de la publication de certains cahiers de Fourier par ses disciples, soucieux de développer les aspects économiques et politiques de la doctrine, sans exposer l'association fouriériste aux conséquences qu'entrainerait la publication des écrits les plus extravagants, comme « Le nouveau monde amoureux », très licencieux pour l'époque, ou les théories liée à la « Régénération du corps humain » (les métamorphoses humaines ou animales). Quoique les hommes soient une race identique dans tous les globes, ils ont dans les soleils un avantage bien éminent sur ceux des autres globes : c’est le BRAS D'HARMONIE ou ARCHIBRAS réunissant diverses facultés réparties entre nos animaux, celles de la trompe de l’éléphant, celles de la queue prenante du singe. Ce bras d’harmonie est une véritable queue d’une immense longueur à 144 vertèbres partant du coccyx. Elle se relève et s’appuie sur l’épaule d’où elle doit porter à la double hauteur du corps, ainsi selon notre hauteur elle aurait environ 16 pieds de longueur dont 3 de perdus pour l’appui sur l’épaule et au moins 12 de développement. Ce membre est aussi redoutable qu’industrieux, il est arme naturelle. Un habitant du soleil attendrait un lion et un taureau de pied ferme, et à 6 pas il casserait au lion l’échine d’un coup d’archibras et renverserait le taureau par les cornes ou les jambes sans l’approcher, et il couperait d’un [blanc] la tête du serpent. Enfin il est armé de résistance contre tous les animaux et met l’homme sans arme à niveau avec eux. On conçoit quelle est sa supériorité quand il est armé d’une épée. L’archibras est terminé par une main très petite, allongée, aussi forte que les serres de l’aigle ou du cancre. Les doigts sont de dimension inverse : les 1 et 4 plus grands que les 2 et 3, le pouce très allongé. Cette main a comme la patte du lion des griffes mobiles et rentrantes. L’archibras à la nage fait avancer un homme aussi vite qu’un poisson. Il fouille au fond des eaux, y porte et assure les filets. Avec son appui un homme atteint une branche de 12 pieds de hauteur, saute sur l’arbre et descend de même, va pincer des fruits à l’extrémité de l’arbre et les rassemble dans le panier noué à l’archimain. Il sert de fouet et de guide à celui qui tient la charrue ou qui, placé dans une voiture, peut de l’intérieur ramasser un fétu et enrayer sans descendre. Il sert à dompter un cheval mutin : le cavalier avec son archibras lui noue les deux jambes. Il sert de même à diriger par la corne tous les bestiaux et l’éléphant par les défenses. Il dirige les ballons et les ailes. Il est infiniment utile, et dans le jeu des instruments il double les facultés manuelles, ses doigts, quoique très petits, étant très extensibles. Enfin ses emplois sont si brillants et si nombreux qu’il est plus aisé de les concevoir que de les décrire. Ce membre, en accélérant prodigieusement les travaux donne d’immenses richesses aux habitants solaires. Si nous pouvions voir les habitants du globe solaire, chacun d’eux, homme et femme, nous paraîtrait entortillé d’un grand serpent blanc dont la tête et le col se développerait à partir de l’épaule qui en serait le point d’appui. Car on développe toujours de l’archibras une longueur égale au double du bras. On ne le déroule en plein que pour les grands emplois. S’agit-il d’un saut : dès que l’élan est pris l’archibras s’appuie en spirale. Il doit tripler au moins l’élan naturel. Il affaiblit la chute des deux tiers. On le fait tournoyer en cône pour ralentir le corps et former parachute inférieur au moyen duquel on peut tomber d’un lieu fort élevé sans autre danger qu’une contusion, vu que le premier choc est supporté par l’archibras arrivant à terre et s’y roulant en spirale pour former appui. L’homme pourvu d’archibras ne se baisse jamais ou presque jamais dans le travail. S’il faut agir de la bêche ou de la pioche, on les emploie d’une grande longueur parce l’archibras les dirige du fer, tandis qu’ils sont du bout du manche soutenus par les deux mains. Le levier ainsi renforcé par sa longueur et son double appui peut faire un ouvrage au moins triple du nôtre à force égale. Si le maçon monte au sommet d’une flèche, l’archibras lui sert à se nouer et garantir de chute en lui laissant l’usage des deux mains et de l’archimain. Les emplois sont bien plus étendus dans les travaux du matelot qui au moyen de ce membre grimpera aux mâts avec la vélocité d’un singe et y travaillerait bien noué et muni de trois mains dont l’une atteindra à 12 pieds du matelot. On remplirait cent pages s’il fallait décrire en plein les précieux usages de ce membre sans lequel le corps humain est vraiment un avorton. On pourrait s’étonner que Dieu n’ait pas favorisé d’un membre si utile la race qui habite notre globe. Elle se détruirait elle-même si elle était pourvue de cette arme naturelle qui ne convient qu’aux hommes exempts de passer par les périodes de lymbe sujettes à la discorde. Il y a bien quelques discordes individuelles entre les Solariens, mais dans leurs luttes il est défendu par point d’honneur de faire usage de l’archibras au moyen duquel deux hommes pourraient par coups simultanés s’entrouvrir le ventre à tous deux. On objectera que nous serons exempts de pareil danger dans l’harmonie où par l’effet de la politesse générale les disputes seront traitées avec civilité comme aujourd’hui celle des gens de cour. L’observation est juste mais il n’est pas moins vrai que nous avions plusieurs mille ans à passer dans un état de discorde pendant lequel Dieu a dû nous refuser l’archibras. Il ne nous sera donné que lorsque nous aurons passé à l’Harmonie Composée qui commencera après 16 générations d’Harmonie Simple — environ 400 ans. La race humaine à cette époque sera enfin pourvue de l’archibras comme les habitants du soleil. Elle le perdra à la fin du monde lorsqu’elle sera retombée en Harmonie Simple ou 25e période sociale. De nombreux communards étaient fouriéristes : Eugène Varlin, ouvrier relieur, financier et intendant de la Commune, l'artiste Auguste Ottin, l'architecte Joseph Delbrouck, le poète-maroquinier Fortuné Henry. Eugène Pottier, dessinateur sur étoffes et chansonnier (L'internationale), qui intégra la notion de Luxe Communal dans le manifeste de la Fédération des artistes, parlait de la « cosmogonie à la fois mystique et matérialiste" de Fourier. Charles Fourier, considéré par Marx et Engels comme figure du « socialisme critico-utopique », était à la recherche de l'Harmonie universelle. "L'oeuvre de Fourier, écrit Engels, est un poème mathématique et l'on ne peut mieux définir les superbes concerts de passions inventées, puissances d'harmonie qui passent la raison, mais que l'étrange rêveur maîtrise et mesure selon la science la plus juste : les mathématiques." Engels , Dialectique de la nature, Paris 1950 Animaux, anti-animaux, contre-animaux >>
- Trahison des généraux | Auluxecommunal
LA QUESTION EST DE SAVOIR CE QUI MENAÇAIT LE RÉPUBLIQUE (TROISIÈME DU NOM) À PART LA IIIème RÉPUBLIQUE ELLE-MÊME. 1- LES PARLEMENTAIRES Le 31 janvier 71, anticipant les élections législatives, Gambetta décrète l’inéligibilité des anciens candidats officiels de l’Empire, bonapartistes et royalistes. Bismarck, furieux, menace de rompre l’armistice. Jules Simon fait annuler le décret, Gambetta démissionne le 6 février. Le 8 février 71 se déroulent les élections législatives. Composition de l’Assemblée, de gauche à droite : - 38 Républicains radicaux - 112 Républicains modérés - 72 Libéraux - 20 Bonapartistes - 214 Orléanistes - 182 Légitimistes Garibaldi est élu mais déclaré inéligible car étranger : Victor Hugo démissionne pour protester. Les ruraux sont largement favorables aux conservateurs (légitimistes 1 , ultra montains 2 et orléanistes 3 ) qui sont cependant très divisés. Le grand vainqueur est Thiers, élu dans 26 départements. Il devient le chef du pouvoir exécutif au sein d’une Assemblée nationale très largement dominée par les monarchistes et les réactionnaires. Léon Gambetta dégaine son épée tandis qu'Adolphe Thiers jette une galette (un portefeuille ministériel) pour détourner l'attention de Cerbère dont les trois têtes représentent les légitimistes, les orléanistes et les bonapartistes. « La Situation », caricature d'André Gill publiée dans L'Éclipse (9 février 1873). Dessin réalisé d'après une composition de John Tenniel publiée dans le magazine britannique Punch le 21 décembre 1872. L’Assemblée a deux priorités, conclure la paix et soumettre Paris : - Le 15 février 71 est votée la suppression de la solde de la Garde Nationale, privant des centaines de milliers de parisiens de leurs revenus. - Le 19 février, Thiers négocie avec Bismarck les conditions de la paix : indemnités militaire de 5 milliards de francs-or, cession de tout ou partie de 5 départements de l’Alsace et de la Lorraine. - Le 1er mars, l’assemblée ratifie le traité de paix (546 pour, 107 contre et 23 abstentions) et vote la déchéance de Napoléon III. - Le 6 mars, le Général d’Aurelle de Paladines, réputé pour n’avoir pas mis tout son coeur à l’ouvrage, est nommé commandant en chef de la Garde Nationale. C’est une provocation pour les parisiens. - Le 10 mars, vote de la fin du moratoire des loyers et des effets de commerce : plus de 150 000 Parisiens sont menacés d'expulsion, de faillite et de poursuites judiciaires ; Versailles est choisi comme lieu de réunion, Paris perd son rôle de capitale. - Le 17 mars, Thiers ordonne la confiscation des canons payés par les Parisiens, qui occasionnera le soulèvement du 18 mars, puis la Commune. Après la Commune, le monde rural change de position politique, inquiet d’un retour à l’ancien régime et ses privilèges. Mac Mahon, royaliste convaincu, est élu président de la IIIème République par la majorité parlementaire également royaliste en mai 1873, après qu’elle ait orchestré la chute de Thiers, devenu trop républicain à son goût. Mac Mahon imposera le duc de Broglie à la présidence du Conseil, projetant une restauration de la monarchie (troisième Restauration) qui ne verra pas le jour. Aux élections municipales de 1874 se produit une poussée républicaine. Mais les conservateurs de de Broglie imposent l’« Ordre moral » 4 : il s’agit de redonner de l’influence à la religion catholique. C’est dans ce contexte que sera érigé le Sacré Coeur, dédié à l'expiation après, comme le formulait en septembre 1870 Félix Fournier, évêque de Nantes, « un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789 » >> . Plusieurs instituts catholiques sont créés, le mot de république disparaît des actes officiels, la célébration du 14 juillet est interdite, des préfets et magistrats sont remplacés par des fidèles. La presse est étroitement surveillée. En janvier 1874, une loi permet aux préfets de remplacer les maires républicains par des partisans de l’Ordre moral. Mais Broglie doit démissionner en mai 1874. En 1875, l’assemblée nationale vote enfin les trois lois qui instaurent définitivement la Troisième République (auparavant, simplement ébauchée par des lois ponctuelles). Le Maréchal Patrice de Mac Mahon Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrice_de_Mac_Mahon#/media/Fichier:The_evolution_of_France_under_the_third_republic_(1897)_(14782521265).jpg Albert, duc de Broglie. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_de_Broglie LES GÉNÉRAUX D’où l’on peut supputer des tendances royalistes des généraux de la guerre franco-prussienne et de leurs conséquences sur son issue : LOUIS D’AURELLE DE PALADINES Le Général en grand uniforme Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_d’Aurelle_de_Paladines Le général d’Aurelle de Paladines commande le 11ème corps d’armée pendant la guerre franco-prussienne. Le 26 octobre, il reçoit l’ordre de marcher sur Orléans : il tergiverse 13 jours, alors que les prussiens sont inférieurs en nombre. Après la capture d’Orléans par les prussiens, il est nommé par le Gouvernement de défense nationale commandement de l’armée de la Loire. Il gagne la bataille de Coulmiers et son armée expulse les prussiens d’Orléans. Léon Gambetta l’enjoint à combattre les 45 000 prussiens qui barrent la route de Paris, mais Paladines se retranche dans Orléans pendant un mois avec ses 100 000 hommes. Les prussiens, libérés du siège de Metz après la capitulation de Bazaine, reprennent ainsi Orléans en décembre. Le gouvernement de Tours (Gambetta) le « libère » de sa charge le 7 décembre en raison de son « flottement » face aux prussiens. Le 6 mars, dans les jours qui précèdent la Commune, Thiers le nomme commandant en chef de la Garde nationale de Paris. Le 18 mars, il se réfugie à Versailles. Elu sénateur à vie en 1875, il soutiendra la majorité royaliste en 1876. Le général Bazaine est nommé, le 12 aout 1870, en pleine guerre, commandant de l’armée du Rhin, principale armée de la guerre franco-prussienne. Il sera accusé de trahison par Gambetta et passera devant un Conseil de guerre en 1873. Le lieutenant d’infanterie Eugène Roiffé rédigera en 1871 le recensement magistral de toutes les opportunités de battre l’armée prussienne que Bazaine « négligea » : - bataille de Mars-la-Tour, où il dédaigne l’opportunité de détruire plusieurs corps de l’armée ennemie, mais décide plutôt, à l’étonnement général, de replier son armée de 180 000 hommes à Metz. - de Gravelotte où l’armée prussienne est écrasée et la route de Verdun ouverte, ce que Bazaine n’exploite aucunement : deux jours après, la route est coupée. Pendant la troisième bataille de Gravelotte, Bazaine se repose au fort Plappeville : la bataille doit s’interrompre à 3 heures de l’après-midi, faute de munition, à 8 kms d’un parc de réserve… François Achille Bazaine en campagne au Mexique. Portrait par Jean-Adolphe Beaucé Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/François_Achille_Bazaine - de Metz, où Bazaine tergiverse, dispense généreusement l’approvisionnement, sans anticiper de rationnement, où les troupes réclament des sorties, et ne comprennent pas l’apathie du commandement. Le 28 aout, Bazaine sort de sa léthargie, les troupes se massent au fort Saint-Julien : mais la pluie survient ! Bazaine ordonne le retour au campement. Il aurait été facile d’opérer une trouée, de rejoindre les troupes de Mac Mahon, d’éviter le désastre de Sedan. Le 31 aout, Bazaine enfin attaque, Sainte Barbe et Les Maxes sont conquis, l’armée prussienne est refoulée. Poursuivre cette avancée promet une victoire décisive sur les prussiens. Mais aucun ordre n’est donné, les deux positions sont abandonnées, les Prussiens les reconquièrent aussitôt, détruisant l’immense approvisionnement abandonné sur place. Les Maxes sont livrés aux flammes. Bazaine rentre à Metz sans s’occuper de son armée. Aucun ordre jusqu’au 7 octobre, inaction complète. Metz est rationnée, on commence à manger les chevaux de la cavalerie. Les hôpitaux remplis de malades et de blessés, l’abattement s’empare des régiments, qui se questionnent sur les intentions du commandant en chef : attend-il un affaiblissement pour livrer l’armée à l’ennemi ? La capitulation de Sedan est vécue comme une indignité par l’armée. Déchéance de Napoléon le 12 septembre, déclaration de la République le 14 : Roiffé : La déchéance de Napoléon fut un coup de foudre pour Bazaine, dès ce moment son parti fut pris et arrêté irrévocablement : ouvrir des intelligences avec l'ennemi, se mettre en rapport, soit avec l'Empereur, soit avec l'Impératrice, manger le reste de ses vivres, achever de désorganiser son armée pour la livrer à l'ennemi, afin de la mettre ainsi dans l'impossibilité d'essayer une trouée, faire tomber du même coup Metz dont le décret du 13 octobre 1863 lui donnait le commandement absolu, en qualité de commandant en chef à proximité d'une place forte, voilà quels furent les projets de ce misérable. Roiffé, républicain convaincu, accuse d’incompétence, de lâcheté et de trahison les généraux Bazaine, Lebœuf, Frossard, de Braüer et Canrobert. Il relève, en une sorte d’uchronie, la longue liste des occasions ratées de gagner la guerre, et les déclarations ou décisions menant à accréditer l’idée de la trahison à l’égard de la République. De deux choses l'une, ou ces généraux sont des traitres ou des ânes, mais alors l'ignorance chez un général est un crime ; ces deux hommes devront être mis en jugement. Quelques unes des questions que se pose Roiffé : - Pourquoi le général Bourbaki a-t-il quitté l'armée, quelle était sa mission, où est-il allé ? - Pourquoi n'avoir pas fait reconnaitre dans l'armée le Gouvernement de la défense nationale ? - Que signifie cette communication faite verbalement aux officiers par leurs chefs, le 19 octobre 1870, et dont voici un passage : Les différentes villes ne s'accordent pas, quant à la forme d'un gouvernement nouveau. Les d'Orléans ne se sont pas présentés. Le gouvernement prussien ne peut songer à établir des bases de négociations qu'en s'adressant au gouvernement de fait qui existait avant le 1er septembre, c'est à dire à la Régence ou au Corps législatif qui a siégé jusqu'au 1er septembre, mais pour que ce Corps puisse délibérer, il faut qu'il soit protégé par une armée française. Tel est le rôle qu'aura sans doutes a remplir l'armée de Metz. Roiffé : Ce discours a été écouté par tous dans le plus profond silence, tellement nous étions frappés de stupeur. Bazaine a donc levé le masque ; il veut faire de nous les soldats d'un nouveau Deux-Décembre 5 . Infamie !!! mêlés aux Prussiens, nous allons marcher sur Paris pour mitrailler des Français et rétablir la famille maudite des Napoléon, non ! Dieu ne permettra pas un tel crime, nos armes nous tomberaient plutôt des mains ou se tourneraient contre nous. - Pourquoi du 1er septembre au 7 octobre, l'armée et la garnison de Metz n'ont-elles pas exécuté des sorties, tenté des coups de main, fatigué, inquiété et harcelé l'ennemi ? - Pourquoi, les opérations étant suspendues, Bazaine a-t-il tenu constamment des conseils de guerre mystérieux avec les généraux de l'armée ? - Pourquoi Bazaine a-t-il toujours fait peser une censure arbitraire sur les journaux de Metz ? Écrivant alors dans l'Indépendant de la Moselle, j'ai remarqué plusieurs fois que les épreuves avaient été retournées à la rédaction parce que le mot de République avait été employé. Le 27 octobre, Bazaine capitule à Metz. Il accompagne sa capitulation d’une déclaration, : « Jamais, dans les fastes militaires, résistance n'a été poussée plus loin. C'est pour vous éviter les affres de la famine que je suis obligé de me rendre, dans l'honneur. Car l'honneur est sauf, soyons dignes dans l'adversité »… Dans les faits, en 1873, Bazaine est déféré devant un Conseil de guerre pour avoir capitulé en rase campagne, traité avec l'ennemi (pourparlers avec Bismarck) et rendu la place de Metz avant d'avoir épuisé tous les moyens de défense dont il disposait. Il est condamné à la peine de mort avec dégradation militaire. Mais le tribunal qui l’a condamné adresse simultanément une demande de grâce au nouveau président Mac-Mahon et sa peine est alors commuée en 20 années de prison, sans dégradation. Victor Hugo écrira : « Mac-Mahon absout Bazaine. Sedan lave Metz. L’idiot protège le traître » 6 . Le conseil de guerre Source : https://www.musee-conde.fr/fr/notice/ph-923-proces-du-general-bazaine-trianon-6-octobre-1873-518f8d24-b216-4e39-8a2e-7f06b841dfe3 1 - Favorables à la dynastie des Bourbons détrônée en 1830. 2 - affirment la primauté spirituelle et juridictionnelle du pape sur le pouvoir politique et donc la subordination de l'autorité civile à l'autorité ecclésiastique. 3 - depuis 1883, désigne les partisans de la maison d'Orléans qui la considèrent comme héritière des rois de France, à la suite du décès du comte de Chambord. 4 - D’après la formule d’un message présidentiel de Mac Mahon. 5 - Coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte. 6 - Choses vues 1870-1885, Paris, Gallimard, folio, p.529
- Inventeurs | Auluxecommunal
INVENTIONS DES COMMUNARD.ES NAPOLÉON GAILLARD : les chaussures en Gutta-percha. Avec son invention des chaussures en gutta-percha, une gomme de caoutchouc, Napoléon Gaillard poursuivait un double but : fabriquer des chaussures plus souples et plus imperméables que les chaussures cousues ou clouées, et alléger la tâche de l’ouvrier cordonnier. « Le public, écrivait-il, ignore toutes les fatigues de corps et d’esprit de l’ouvrier-cordonnier qui fabrique par des procédés ordinaires. Par mon système, il travaille sans fatigue aucune, développe son intelligence, obtient un beau travail et peut être classé au rang des modeleurs et des sculpteurs ». Son procédé fit l'objet d'une édition et de licences d'exploitations qui semblent avoir remporté un franc succès. JULES ALLIX : le doigt prussique et la boussole pasilalinique sympathique Jules Allix a été maire du VIIIème arrondissement de Paris pendant la Commune. Son frère est médecin et ami de Victor Hugo à Jersey. Ils s'intéressent ensemble au spiritisme et Jules participera à certaines de ces séances. Secrétaire d’un « Comité de la Commune de Paris dans le VIIIe », Jules Allix, futur maire de VIIIème arrondissement de Paris sous la Commune, préside en octobre 1870 une réunion de femmes au gymnase dirigé par son ami Hippolyte Triat et y prône l’emploi du « doigt prussique » : un tube contenant de l’acide et placé au bout d’un dé de caoutchouc serait la meilleure protection des femmes contre les assiduités des Allemands... "Jules Allix conçut l'idée (...) de confier cette redoutable "arme nouvelle" au corps des "Amazones de la Seine" créé en octobre, un bataillon de femmes destiné à seconder les hommes dans la défense des remparts et à secourir les blessés. Il écrit : Le prussien avance vers vous. Vous tendez la main, vous le piquez, il tombe raide mort et vous restez pure et tranquille (G. Soria, La grande histoire de la Commune , T1,p.227) « L'invention » la plus célèbre à laquelle Jules Allix est associé date de 1850 et se nomme la « boussole pasilalinique sympathique » ou « boussole escargotique ». Il s'agit d'une méthode de télégraphie basée sur la capacité supposée des escargots à maintenir un contact sympathique après l'acte sexuel. Autrement dit, un escargot est capable de transmettre à toutes distances, par le biais d'un fluide identifié à une forme de magnétisme animal propagé par le sol, son état d'excitation au congénère avec qui il a sympathisé, c'est la « commotion escargotique ». Jules Allix n'était pas vraiment l'inventeur de ce moyen de communication, mais abusé par une expérimentation manifestement truquée, il se fit le promoteur naïf de la prétendue découverte de Jacques Toussaint Benoît et Biat-Chrétien (personne fictive censée se trouver aux Amériques et être en contact escargotique quotidien avec Benoît). AUGUSTIN AVRIAL : le motocycle à pétrole, la couseuse pneumatique... Après l'amnistie de 1880, il revient en France, devient contrôleur du matériel à la compagnie des Chemins de fer de l'État (1880-1882). Parallèlement il mène une activité d'inventeur : un motocycle à pétrole (la pétrolette), une locomotive, un triporteur (salon de l'automobile de 1901), un tramway électrique, un ballon ascensionnel , un hippodrome mécanique... Avrial travaillera, en 1889, pour Gustave Eiffel, pour lequel il coordonnera plus de 60 corps de métiers pour bâtir la Tour et plusieurs bâtiments de l'Exposition Universelle. PASCHAL GROUSSET : le sport non basé sur la compétition. Ses articles sur le sport et l'éducation, publiés dans le journal Le Temps sous le pseudonyme de Philippe Daryl, ainsi que son ouvrage La Renaissance physique (1888), proposent une vision communarde des pratiques physiques opposée à la vision "versaillaise" des pratiques sportives. Il souhaite valoriser les plus faibles et les plus en difficulté ainsi que le plus grand nombre de pratiquants contrairement au modèle sportif qui valorise le champion et le plus petit nombre. En octobre 1888, il crée la Ligue nationale d'éducation physique qui, globalement, rejette la compétition sportive en la considérant comme politiquement et moralement néfaste. Il s'oppose ainsi frontalement à Jules Simon qui a créé en juin de la même année un Comité pour la propagation des exercices physiques. En effet, si Grousset est favorable à la pratique des sports en tant qu'hygiène de vie, il rejette toute idée de compétition, au profit d'un idéal de fraternisation et d'éducation populaire. Cela le place, à tous les égards (tant en politique qu'au niveau de l'idéal sportif), totalement à l'opposé d'un Pierre de Coubertin 6 . Grousset, le vieux et Coubertin, le jeune, se détestent réciproquement. Coubertin écrit dans une correspondance avec Philippe Tissié : Ce « Monsieur Paschal Grousset qui est un homme que je méprise et avec lequel je ne veux point avoir de rapports » Paschal Grousset écrit aussi avec et pour Jules Verne. EDMOND-ALFRED GOUPIL : le kiosque-signal de circulation Ancêtre des feux tricolores 14 , présenté à l'exposition d'hygiène en 1896 15 . Un kiosque-signal est installé à titre expérimental en 1912 au Carrefour Montmartre16 , mais retiré après 20 jours d'utilisation 17 . Il y en a un aussi à la même époque sur le Boulevard des Italiens. HERMINIE CADOLLE : le corselet-gorge Herminie fait partie de l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés , et devient une amie de Louise Michel. Elle fait partie du comité de soutien aux déportés de la Commune, le comité socialiste révolutionnaire, dont elle est trésorière. Elle décide de quitter la France en début d'année 1887 et s'installe en Argentine . Elle ouvre une boutique de lingerie à Buenos Aires . Elle a l'idée de couper le corset en deux pour libérer le corps, de rajouter une armature, et crée ainsi le corselet-gorge, ou maintien-gorge, qui deviendra le soutien-gorge . Elle est de retour en France pour présenter ses créations lors de l'exposition universelle de 1889 . Elle dépose un brevet sur le corselet-gorge en 189810 . Elle participe ensuite à l'exposition universelle de 1900 à Paris. En 1910, elle décide de créer un atelier et une boutique au 24 de la rue de la Chaussée-d'Antin 11 , et confie ce lieu parisien à sa belle-fille Marie. Elle devient ainsi la fondatrice de la maison Cadolle, entreprise familiale qui existe toujours, depuis six générations BLANCHE CAVELLI & MAXIME LISBONNE : le striptease De mars à juin 1894 , Blanche Cavelli s'illustre dans Le Coucher d'Yvette appelé aussi Le Coucher de la mariée, pantomime lyrique en un acte de Francisque Verdellet accompagnée d'une musique d'Eugène Arnaud . Au XIXème siècle, les cafés-concerts et les music-halls se mettent à produire des pantomimes très légèrement fictionnelles, qui sont en fait les ancêtres du strip-tease [...] L'argument en est fort simple. Yvette, jeune femme, se languit en l'absence de son mari, parti faire ses vingt-huit jours au service de la patrie. Au moment de se coucher, elle se déshabille, en contemplant le portrait de l'absent. Puis, après avoir enlevé ses principaux vêtements - corsage, robe, jupons blancs et roses, pantalon, bas et chemise-, elle écrit une lettre à son époux pour lui faire part de ses sentiments [...] Dans les vingt années suivantes, le motif du "coucher" ou du lever" prospère sur les scènes de music-hall et inspire le cinéma naissant. Examen de censure pour Blanche Cavelli dans le Coucher d'Yvette, cité dans l'article "l'anniversaire du nu", revue Frou Frou n°24. Précédemment refusée par l'Eden-Théâtre , la pièce fait l'objet d'une répétition spéciale pour la censure. Blanche Cavelli procède à l'effeuillage devant M. Bourdon qui donne son aval à condition de quelques remaniements. C'est donc le 3 mars 1894 qu'a lieu la première représentation18 de ce spectacle en soirée de gala puis en nocturne sur invitation chez Maxime Lisbonne propriétaire du Concert Lisbonne alias Le Divan Japonais , célèbre cabaret parisien fréquenté par Toulouse-Lautrec . Blanche y reprend l'histoire d'Yvette qui se déshabille pour aller se coucher mais elle ose pour la première fois procéder au déshabillage complet, ce qui vaut salle comble pour de nombreuses représentations. Dans ce "premier déshabillé risqué sur une scène de théâtre" (...) "Yvette défait son corsage, sa jolie robe qui lui va si bien, ses jupons blancs, ses jupons roses. Le pantalon tombe, les bas s’enlèvent, la chemise de nuit remplace la batiste du jour". "Cette scène muette étonne Sarcey par sa nouveauté, et par la manière dont elle tient le spectateur en haleine, sans pour autant nécessiter aucun coup de théâtre ni péripétie [...] la dramatisation du geste érotique supplante la construction dramatique de l'action. - Marcel Cerf : "Maxime Lisbonne, le d’Artagnan de la Commune de Paris", Ed. du Panorama, Bienne 1967 - Didier Daenincks : « Le banquet des affamés », éd. Gallimard 2012, et « 12 rue Meckert », Folio policier, éd. Gallimard 2013 ...à suivre... DES INVENTEURS DE LA GUERRE DE PRUSSE L'inaction du Gouvernement de défense nationale contre les Prussiens provoqua les propositions les plus fantastiques pour gagner la guerre et de nombreux mémoires furent adressés au "Comité scientifique de Paris" qui firent les propositions suivantes : - empoisonner la Seine en aval de Paris; - décomposer l'air que respirent les Prussiens; - placer à Versailles des mines actionnées électriquement de Paris; - suspendre à des ballons attachés en grappe une masse pesant dix millions de tonnes et d'un diamètre de vingt-cinq kilomètres qui serait larguée au-dessus de l'état major de Helmuth Karl Bernhard Moltke, chef du Grand État-Major général de l'armée prussienne, et le réduirait instantanément à l'état de mauvais souvenir; - attirer les Prussiens par une "mitrailleuse musicale" en leur jouant du Schubert, qui les faucherait ensuite. - fabriquer mille montgolfières qui feraient l'aller sur Paris avec une vache pour assurer le ravitaillement, et le retour avec des personnes ne pouvant pas porter les armes; - harnacher dix mille pigeons en un attelage aérien de grande puissance. - La Petite Presse raconta une expérience menée au Jardin des plantes : quatre aigles pouvaient soulever un poids de cinq tonnes : il suffisait qu'un aéronaute soit juché dans une nacelle et tienne devant leur bec un morceau de chair crue piqué au bout d'une lance; - Pour réassurer la communication de Paris avec la Province, on suggéra des chiens-messagers, des boules de verre lancées dans la Seine, portées par le courant, des sous-marins, et bien sûr, la boussole pasilalinique sympathique de Jules Allix. Le moyen le plus sûr, le moins couteux fut le moins ambitieux : le pigeon-voyageur qui transportait accroché aux pattes des microfilms, petites pellicules au collodions, dont chacun était l'équivalent d'environ quarante mille messages. 302 pigeons furent employés pendant le siège, 59 seulement revienrent dans la capital, les autres périrent du froid, des balles prussiennes, ou des faucons que les Prussiens lancèrent contre eux. D'autres propositions, tenues alors pour chimériques, sont entrées depuis dans l'arsenal des armées modernes : - les "remparts mobiles", ancêtres des chars d'assaut; - les "poches de Satan", emplies de pétrole, annonciatrices du napalm; - jets sur les lignes prussiennes de bouteilles contenant la petite vérole. Voir Georges Soria, La grande histoire de la Commune, Tome 1, p. 227-228
- Projets Extrapolés | Auluxecommunal
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- Jeu massacre | Auluxecommunal
Image réalisée avec Photoshop et IA Lors d'une réception qu'Emmanuel Macron offrit à Vladimir Poutine en 2018, un journaliste demande pourquoi a été choisi le Palais de Versailles, qui semble quelque peu monarchique. La réponse de Macron : " VERSAILLES, C'EST LÀ OÙ LA RÉPUBLIQUE S'EST RETRANCHÉE QUAND ELLE ÉTAIT MENACÉE". Article Libération >> QU’ÉTAIT DONC CETTE RÉPUBLIQUE (LA IIIÈME) QUI SE SENTAIT MENAÇÉE, ET PAR QUOI ÉTAIT-ELLE MENAÇÉE ? La première Assemblée nationale, élue le 8 février 1871, de la IIIème République, était monarchiste, constituée d’une forte majorité d’orléanistes, de légitimistes, de bonapartistes. Elle aspirait ainsi, paradoxalement, à la fin de la République et à une forme de restauration. Elle redoutait - sur fond de misère sociale, de volonté populaire de bouter les prussiens hors de France, et de rancune contre la trahison des généraux et du Gouvernement dit « de défense nationale » - un soulèvement parisien. Après la signature des préliminaires de paix le 1er mars 71, les Prussiens évacuent la capitale. Les députés, installés à Bordeaux, pourraient donc revenir à Paris. Mais ils préfèrent déménager à Versailles, loin des sources de potentiel conflit social. La République se trouvait en fait menacée par ses propres représentants élus – l’Assemblée nationale elle-même, dans sa majorité monarchiste – et non par les parisiens, fortement républicains. Aussi, la petite phrase de Macron révèle soit une lacune majeure dans ses connaissances historiques, et la formule ne l’honore pas, soit, à l’inverse, une connaissance, revendiquée à dessein, du moment historique, ce qui l’honore encore moins.... PETIT COURS DE RÉPUBLIQUE : LA IIIème - Le 19 juillet 1870, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. - Le 2 septembre 1870, il capitule à Sedan. Sa déchéance est prononcée par le corps législatif. - Le 4 septembre, la IIIème République est proclamée par Gambetta, et un Gouvernement (provisoire) de Défense Nationale est nommé sous la présidence du Général Trochu – un orléaniste convaincu. Il est constitué de députés républicains modérés de Paris - à part Henri Rochefort, nommé pour canaliser la gauche. Sa mission officielle : la continuation de la guerre contre la Prusse. - Le 9 septembre, devant la menace d’encerclement de Paris par les Prussiens, le gouvernement installe une antenne gouvernementale à Tours, sous l’autorité d’Adolphe Crémieux. - Le 19 septembre, Paris est assiégé. - Le 9 décembre 1870, le gouvernement se replie à Bordeaux. - 18 janvier 1871, proclamation de l’Empire allemand dans la galerie des glaces du château de Versailles. - 28 janvier 1871 : signature de l’armistice entre le Gouvernement de Défense nationale et le gouvernement prussien, qui exige l’élection d’une Assemblée nationale pour signer le traité de paix. - Le 31 janvier 71, anticipant les élections législatives, Gambetta décrète l’inéligibilité des anciens candidats officiels de l’Empire, bonapartistes et royalistes. Bismarck, furieux, menace de rompre l’armistice. Jules Simon fait annuler le décret, Gambetta démissionne - L’Assemblée nationale est élue le 8 février 1871, et se réunit à partir du 12 février au Grand Théâtre de Bordeaux. Composition très monarchiste de l’Assemblée, de gauche à droite : - 38 Républicains radicaux - 112 Républicains modérés - 72 Libéraux - 20 Bonapartistes - 214 Orléanistes - 182 Légitimistes L’Assemblée a deux priorités : conclure la paix et soumettre Paris. - Le 1er mars 1871 sont signés les préliminaires de paix. Les Prussiens évacuent la capitale, rien ne s’oppose au retour des députés à Paris. - Mais la majorité monarchiste de l’Assemblée craint le soulèvement révolutionnaire du peuple parisien. Elle envisage de déménager à Fontainebleau ou à Versailles. Louis Blanc, député républicain de la Seine, y voit une volonté de retour à la monarchie et s’y oppose virulemment le 10 mars 1871. - En raison des évènements insurrectionnels de la Commune de Paris à partir du 18 mars 1871, l’Assemblée nationale part s’installer au château de Versailles le 20 (?) mars. Les députés ne réintègreront le Palais-Bourbon que huit ans plus tard, durant l’été 1879. Léon Gambetta dégaine son épée tandis qu'Adolphe Thiers jette une galette (un portefeuille ministériel) pour détourner l'attention de Cerbère dont les trois têtes représentent les légitimistes, les orléanistes et les bonapartistes. « La Situation », caricature d'André Gill publiée dans L'Éclipse (9 février 1873).
- Thiers hydre socialisme | Auluxecommunal
THIERS TENTE DE TERRASSER L'HYDRE DU SOCIALISME... ...mais ne réussit qu'à se blesser bêtement. Future animation grotesque Cham, in Le Charivari , 15 novembre 1848 (Bibliothèque nationale de France - Gallica) Le monstre, qui possède ici les trois têtes de Victor Considérant, Pierre Leroux et Joseph Proudhon, et le corps de la Chimère, a fini par symboliser le mal absolu dans certaines caricatures politiques (voir http://www.charlesfourier.fr/spip.php?article970).
- Chateau Gaillard | Auluxecommunal
CHATEAU GAILLARD Napoléon devant Chateau Gaillard, 1871 UCHRONIE : RENCONTRE ENTRE MARX ET NAPOLÉON GAILLARD (s ynopsis à développer) : Napoléon Gaillard sur sa célèbre barricade de la rue St Florentin. Il fait usage de l'archi-bras de Fourier (voir prochain projet extrapolé) pour repousser les versaillais. Marx, assis sur un nuage, arrive au-dessus de sa tête et l'interpelle : il lui reproche de n’utiliser que la force, sans pensée stratégique. Marx descend de son nuage et ils commencent à débattre sur ce que Blanqui aurait fait, s’il avait participé à la Commune : aurait-il attaqué Versailles avant que Versailles n'attaque Paris ? Aurait-il demandé à la Banque de France la restitution de l'argent appartenant à la Ville de Paris ?
- Boussole pasilalinique | Auluxecommunal
LA BOUSSOLE PASILALINIQUE SYMPATHIQUE Invention soutenue par Jules Allix COMMUNICATION UNIVERSELLE e t instantanée de la pensée, à quelque distance que ce soit, à l’aide d’un appareil portatif appelé Boussole pasilalinique sympathique, par MM. BENOÎT (de l’Hérault) et BIAT-CHRÉTIEN (Américain) Réalisé par IA à partir de l'article de Jules Allix La boussole pasilalinique sympathique, également connue comme le principe des « escargots sympathiques », est une méthode de télégraphie mise au point en 1850 par le français Jacques-Toussaint Benoît, fondée sur l'hypothèse que les escargots établissent un lien télépathique permanent entre eux. FONCTIONNEMENT La « boussole pasilalinique sympathique » est une méthode de télégraphie basée sur la capacité supposée des escargots à maintenir un contact sympathique après l'acte sexuel. Autrement dit, un escargot est capable de transmettre à toutes distances, par le biais d'un fluide identifié à une forme de magnétisme animal propagé par le sol, son état d'excitation au congénère avec qui il a sympathisé : c'est la « commotion escargotique ». L'appareil de Benoît ressemble à un grand compas de marine et s'apparente à une pile voltaïque non pas constituée de disques empilés, mais de 24 coupelles composées de zinc et de cuivre enserrant une couche de tissu imbibé de sulfate de cuivre, disposées en cercle sur une roue. Chaque coupelle est repérée par une lettre, contient un escargot collé et est montée sur un fin ressort censé révéler la réaction sympathique de son occupant. Grâce à deux de ces appareils contenant des escargots sympathiques correctement appariés, il est alors possible de transmettre des messages instantanément et sans support matériel en touchant un escargot et observant la réaction de son correspondant dans l'autre machine. En réalité, l'excitation des animaux dans leur coupelle était surtout due aux suintements de sulfate de cuivre. Ressource : https://fr.wikipedia.org/wiki/Boussole_pasilalinique_sympathique Jules Allix soutint fortement ce projet, et adressa un article fleuve, intitulé « Communication universelle et instantanée de la pensée », au journal La Presse , alors dirigé par Émile de Girardin. L'article a été publié dans les éditions des 25, 26 et 27 octobre 1850. Article La Presse >>
- Hotel | Auluxecommunal
Next A l'été 2023, des mails ont commencé à arriver sur la messagerie du Luxe Communal, adressés au gérant de son hôtel ?!! Rédigés en anglais, en provenance (selon les indicatifs téléphoniques mentionnés) du Royaume-Uni (+44), du Danemark (+45) et de Biélorussie (+163), il s'agissait de demandes de réservations de chambres, de menaces d'avocat à la suite d'un problème imputé aux employés de l'hôtel, de requêtes d'assistance pour organiser une fête surprise pour l'anniversaire d'un mari, ou bien concernant des aménagements "spéciaux" etc... Ils émanent (censément) de particuliers, mais aussi d'une équipe de cinéma qui propose d'utiliser l'hôtel comme décor. Plusieurs messages parviennent depuis lors, chaque mois, sur la boite mail du site. Les premiers mails reçus ont été orientés vers la corbeille mais, en vertu de la belle constance et d'une certaine variété thématique des messages, la "direction" s'est résolue à les conserver, et finalement à leur offrir un espace sur le site. L'hôtel s'est mit à exister virtuellement, au beau milieu de la virtualité ambiante, et l'on apprend, par rebond, qu'il fait aussi restaurant. Dont acte. L'hôtel permet d'offrir au café-épicerie-cinema-atelier-bibliothèque-musée de Napoléon une activité auxiliaire, marginale et peu chronophage, fondée sur des "demandes" récurrentes et insistantes, donc impératives. Voici quelques exemples des courriers reçus :
- 2- Principales mesures | Auluxecommunal
DISTINCTIONS LOIS, DÉCRETS, ARRÊTÉS, CIRCULAIRES >> Le Journal Officiel, publié pendant la Commune de Paris, du 20 mars au 24 mai 1871 comporte 2187 pages, distribuées en deux parties complémentaires, organisées par journée : la partie officielle dans laquelle sont publiés décrets, arrêtés, ordres et proclamations des membres de la Commune, et une partie non officielle qui restitue des manifestes, des actualités de portées locale, nationale et internationale, des informations géographiques, politiques, géopolitiques, des rapports militaires, des billets d'humeur, les compte-rendus des débats contradictoires de la Commune, des informations versaillaises, mais aussi faits divers souvent surprenants. Cette partie ambitionne de restituer les différentes dimensions de la vie courante sous la Commune et s'applique à rendre compte chronologiquement, jour après jour, de sa vie politique et sociale : ses modes d'organisations, ses ambitions politiques et les contraintes militaires de la guerre civile qui la mènent parfois à les rabattre (liberté de la presse par exemple). La succession des décrets et des arrêtés donne une idée assez précise de la manière dont la Commune tentait de gérer parallèlement le quotidien aux niveaux administratif (famine, manque de travail, désorganisation des services publics par désertions de leurs officiers) et militaires (attaque des versaillais, début de la guerre civile, réponses aux exécutions versaillaises des prisonniers), sans jamais perdre de vue pour autant ses ambitions sociales et démocratiques. Les mesures ici décrites ont, pour certaines, été reprises au cours de la IIIème République, par ces mêmes Républicains qui ont commis le massacre fratricide de la semaine sanglante. On reconnaitra certaines des valeurs et principes sur lesquels fonctionne notre Vème République, on pleurera des mesures qui furent enterrées. On appréciera la part conquise par les femmes, mais dont le droit de vote n'était pas encore d'actualité en cette période agitée. On prendra en (haute) considération les innovations sociales, politiques et culturelles qui furent celles de la Commune, et sur la base desquelles nous avons lentement construit nos structures sociétales, dont on tente récurremment, avec une belle obstination, de nous défaire. PRINCIPALES MESURES PRISES PAR LA COMMUNE Liste des principales mesures prise par la Commune au cours des 72 jours de son activité, qui permettront d'en appréhender la richesse et l'innovation. Séparation de l’église et de l’état [1] Autonomie municipale Démocratie directe, avec mandat impératif aux élus, révocables à tout moment : « Les élus n’ont pas le droit de remplacer les électeurs ». Interdiction du cumul des mandats Égalité des salaires pour les institutrices et les instituteurs Interdiction de la pratique des retenues et amendes sur salaire Interdiction du travail de nuit dans les boulangeries Établissement d’un salaire minimum pour les ouvrier.e.s dans les cahiers des charges des commandes publiques [2] Suppression des placeurs, remplacés par des bureaux municipaux où se confrontent offres et demandes d’emploi. Plus de fonctionnaires professionnels, des citoyens rétribués à des salaires ouvriers Fixation d'un plafond pour les traitements des fonctionnaires, fixé à 6000 frs/an Le salaire des élus et de l’administration publique ne dépasse pas le salaire moyen d’un ouvrier. Gratuité des actes des officiers publics, notaires, commissaires-priseurs et huissiers, qui reçoivent un traitement de l’état Création d’un conseil consultatif des employés dans la perspective d’une participation des travailleurs à l’entreprise. Remise aux travailleurs des entreprises abandonnées par leurs propriétaires, gestion collective des ateliers Election et égal accès aux fonctions de justice, de police, de défense Abolition du serment politique et du serment professionnel Amnistie des condamnés politiques Interdiction et contrôle des arrestations arbitraires Egalité politique des femmes (mais pas le droit de vote) Tous les étrangers qui se mettent au service de la France démocratique sont considérés comme citoyens français Interdiction des jeux de hasard et de la prostitution Fermeture des maisons de tolérance Election des magistrats, gratuité et liberté de la défense Suppression du budget des cultes, appropriation par la Commune des biens des congrégations Moratoire des dettes et des loyers Pensions aux Gardes nationaux blessés Pensions aux familles des Gardes nationaux décédés Adoption par la Commune des familles de citoyens morts dans la lutte Légalisation des unions libres et du divorce Légitimation des enfants naturels Pension alimentaire à la femme plaidant en séparation Enseignement gratuit, laïque et obligatoire, pour garçons et filles pour le primaire et le secondaire [3] Enseignement intégral associant un enseignement intellectuel et un enseignement manuel [4]. Gratuité des fournitures scolaires Programmes d'enseignement pour les adultes Traitements des instituteurs et institutrices doublés. Ouverture d’une école professionnelle d’art industriel pour jeunes filles Reconnaissance du droit à la culture comme un droit de l’homme Rétablissement de la liberté de la presse (compromis pendant la guerre civile) Directeurs de théâtres remplacés par une direction associative Création de la Fédération des artistes Affirmation du Luxe Communal Abolition de la conscription Instauration du service militaire municipal obligatoire, armée remplacée par le peuple en arme, la Garde Nationale. Suppression du titre et des fonctions de général 1 - impliquant une liberté de croyance pour tou.te.s, telle aussi que les non-croyants ne paient pas d’impôts servant à rétribuer les ministres du culte ou à financer de nouveaux édifices 2 - afin que les patrons ne baissent les salaires des ouvriers pour emporter la commande. 3 - Ferry ne la rendra obligatoire que pour le primaire. 4 - Voir Fourier De l’éducation unitaire ou intégrale composée dans La théorie de l’unité universelle , 1823, et Education harmonienne dans le nouveau monde industriel et sociétaire, 1830. Voir aussi le Projet d’enseignement intégral de Bakounine de 1869
- Liste textes Contextes | Auluxecommunal
Next CONTEXTES DU PROJET 1 - RUSES ET BRI COLAGES, UN "ART DE FAIRE" À LA MICHEL DE CERTEAU 2 - LA COMMUNE HABITE LE PRESENT 3 - L'HISTOIRE CONTREFACTUELLE OU UCHRONIE 4 - WILLIAM MORRIS, "VOYAGE AU PAYS DE NULLE PART 5 - LE TROISIÈME CONTINENT D'IVAN JABLONKA 6 - L’HISTOIRE COMME BIFURCATION 7 - AUGUSTE BLANQUI – L'ÉTERNITÉ PAR LES ASTRES 8 - HISTOIRE PUBLIQUE / USAGE PUBLIC DE L'HISTOIRE 9 - FICTION POLITIQUE 10 - LE ROMAN NATIONAL 11 - UN BESTIAIRE 12 - L'ENSEIGNEMENT DE LA COMMUNE : DU MYTHE À L’HISTOIRE, DÉRÉALISATION 13 - LE SACRE COEUR OU L’ENFER DES « BONNES » INTENTIONS 14 - LES FALSIFICATIONS DU GÉNÉRAL APPERT 15 - LA NOTION DE PROJET
- 3b- Distinctions loi, decret | Auluxecommunal
DISTINCTIONS, LOIS, DÉCRETS, ARRÊTÉS, CIRCULAIRES LA LOI Votée selon la procédure législative par le parlement (assemblée nationale et sénat), la loi peut être adoptée à l’initiative du parlement (on parle alors de proposition de loi) ou du gouvernement (projet de loi). Elle s’impose à tous dès lors qu’elle a été promulguée et publiée au Journal Officiel. Avant sa promulgation, elle est susceptible d’être soumise à un contrôle de constitutionnalité exercé par le Conseil Constitutionnel . La loi se situe au-dessus des décrets et des arrêtés dans la hiérarchie des textes ; elle peut indiquer que des décrets seront pris par le gouvernement pour préciser ses modalités de mise en œuvre. La loi n’est applicable que dans la mesure où ces textes d’application sont effectivement adoptés et publiés, ce qui peut entraîner un grand laps de temps entre la publication d’une loi et celle de ses décrets d’application... Acte réglementaire décrété par le gouvernement, sans consultation du parlement (assemblée nationale et sénat), signé soit du Président de la République, soit du Premier Ministre. Les décrets dits “décrets en Conseil d’Etat” ne peuvent être pris qu’après consultation du Conseil d’Etat. Les décrets sont souvent pris en application d’une loi qu’ils précisent. Ils peuvent être complétés par arrêtés ministériels. Décision administrative à portée générale ou individuelle (spécifique à une activité ou à une zone géographique). Les arrêtés peuvent être pris par les ministres (arrêtés ministériels ou interministériels), les préfets (arrêtés préfectoraux) ou les maires (arrêtés municipaux). Tout en bas de la hiérarchie se situe la circulaire, qui n’a en principe pas de valeur réglementaire, ne fait que préciser comment doivent être appliqués les textes. C’est une instruction de service écrite adressée par une autorité supérieure à des agents subordonnés en vertu de son pouvoir hiérarchique, dépourvue de force obligatoire vis-à-vis des tiers. LE DÉCRET L'ARRÊTÉ LA CIRCULAIRE

