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  • Video Spectres | Auluxecommunal

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  • 3b-Salle du Rossignol | Auluxecommunal

    SALLE DU GAI ROSSIGNOL Les morts sont des vivants mêlés à nos combats. Victor Hugo Le "gai rossignol" du "Temps des cerises" de Jean-Baptiste Clément, est pendu dans la pièce : nous sommes à la fin de la Semaine sanglante. Le visiteur perçoit une musique qui monte du sol. Le plancher s'effondre sous ses pieds. Il atterrit sur le parvis de la bibliothèque des Morts mal ensevelis de la Commune de Paris. La bibliothèque sera constituée de documents textuels et iconographiques sur les charniers des communard.es disséminés sous le sol de la capitale : carrières d'Amérique aux Buttes Chaumont, squares de la Tour St Jacques, du Temple et des Arts et Métiers, parc Monceau, Champ de Mars... Réalisé par IA

  • Musée Copies | Auluxecommunal

    LE MUSÉE DES COPIES Le 19 février 1873, le journal satyrique lyonnais LA MASCARADE >> , en son numéro 207, rapporte l'imminente ouverture du Musée des copies : Grâce à l'intelligente initiative de Mgr Jules (1), — en politique, ministre de l'Instruction publique, — on sait qu'un musée, dit Musée des copies, doit s'ouvrir au public très prochainement. Le but du gouvernement et de Mgr Jules, - en religion, Frère Suisse, - est de réunir et de mettre sous les yeux, dans un même local, les copies des tableaux des grands maîtres disséminés, soit dans les départements, soit à l'étranger, soit dans des galeries particulières. Beaucoup de ces toiles sont déjà installées, et prêtes à recevoir la visite des amateurs. Un de nos correspondants parisiens veut bien nous donner la nomenclature de quelques unes de ces copies, dont les originaux sont pour la plupart à Versailles. (1) De son nom complet Jules-François-Simon Suisse, Jules Simon fut ministre de l'Instuction publique dans le Gouvernement Dufaure 1, de février 1871 à mai 1873. Le musée des copies >> Nomenclature rapportée dans cette page. Le "correspondant parisien" de La Mascarade ne fait nullement mention des artistes du musée des copies - Titien, de Vinci, Raphaël, Tintoret ou Rembrandt - dans sa "nomenclature", mais plutôt de sujets satiriques, de personnages issus du gouvernement qu'on retrouvera à Versailles... Adolphe Thiers, alors ministre de l’intérieur de Louis Philippe, et dont la collection d’oeuvres est constituée de nombreuses copies, évoque en 1832 (ou 1834) son intérêt pour la création d’un musée des copies. Charles Blanc, directeur des Beaux Arts de 1848 à 1852, puis de 1870 à 1873, partage avec lui cette idée. En avril 1873 a lieu l’inauguration du Musée au Palais de l'Industrie et des Beaux-arts (2) sur les Champs-Elysées, dont les neuf salles abritèrent 157 peintures à l’huile, copies grandeur nature des chefs-d’oeuvres des plus grands musée étrangers, ainsi que certaines fresques de Raphaël au Vatican. (2) Détruit en 1896 en prévision de l’exposition universelle de 1900, où il laissera place au Petit et au Grand Palais. Le Musée des copies de Charles Blanc a 4 objectifs principaux : > rationaliser le système d’envois des œuvres des prix de Rome (les artistes doivent, sur une idée de Colbert, réaliser une copie d’après une grande œuvre du passé) et venir en aide aux artistes qui pâtissent de la situation économique de la France après la guerre contre la Prusse ; > promouvoir la formation artistique des artistes eux-mêmes et du grand public ; > conserver l’image des grands chefs-d’œuvre de l’histoire de la peinture et assurer leur perennité; > promouvoir la peinture d’histoire. Mais le Musée des copies est un échec retentissant : Charles Blanc, conscient de la fragilité de sa position politique dépendant d’Adolphe Thiers à la présidence de la République, mène le projet avec une précipitation qui nuit à la qualité de son exécution. Le critique Delaborde évoque l’inégalité de la qualité des copies, les critiques de « médiocrité ou la pauvreté des résultats obtenus », et l’incomplétude du musée à son ouverture, à l’état de « commencement » : les envois des Prix de Rome ne suffisent pas à occuper toutes les salles du Musée, et il faut recruter des artistes moins renommés que ceux qui devaient légitimer le musée. Les monarchistes, inquiets des orientations républicaines de Thiers, le mettent en minorité à l’Assemblée nationale, et celui-ci donne sa démission le 24 mai 1873. Le musée ferme ses portes à peine 9 mois après son ouverture, fin 1873. Le nouveau directeur des Beaux Arts, Charles-Philippe, marquis de Chennevières-Pointel, propose dès le 31 décembre 1873 au nouveau ministre de l’Instruction publique, des cultes et des Beaux-Arts, Marie De Fourtou, la dispersion des œuvres entre l’école des Beaux Arts, des musées d’État et de province. BATAILLE DE MONTMIRAIL Toile d'un mérite transcendant. Au fond, à droite, de la fumée, beaucoup de fumée. Au fond, à gauche, de la fumée, beaucoup de fumée. Au premier plan, un canon et ses servants ordinaires. Derrière le canon, Thiers 1er penché pointe, la dextre étendue dans la direction de l'ennemi, tandis que le bras gauche est arrondi derrière le dos. A ses côtés, M. Guyot Montpeyroux porte une gargousse, M. Cochery, des lunettes de rechange et M. B. Saint Hilaire écrit sur un tambour. Image produite par IA, d'après la description THIERS SUR LE MONT SINAÏ Thiers apparaît dans un nuage, ceint de ses lunettes et porteur de tous ses ordres, au milieu des éclairs représentés par ses ministres. Il dicte le décalogue à la commission des Trente. Image produite par IA, d'après la description Bouton Bouton Bouton Bouton Bouton Bouton Bouton Bouton Le "correspondant parisien" de La Mascarade conclut son article : Les autres tableaux actuellement installés au Musée des copies offrent un intérêt moindre au visiteur et nous attendrons l'ouverture officielle pour en rendre compte à nos lecteurs.

  • 2-Biblio-Musee | Auluxecommunal

    Des embûches in-visibles, poussent le visiteur au bas de l'escalier. Trouver comment dégoupil-ler le phénomène. Maxime Lisbonne BIBLIOTHÈQUE DE LA COMMUNE Louise Michel A l'entrée du visiteur dans la bibliothèque, des gouttes d'eau commencent à tomber d'un velum au plafond. Les gouttes se transforment peu à peu en pluie serrée. Le visiteur devra découvrir le mécanisme par lequel il pourra stopper la pluie et poursuivre sa visite. Louise Michel et André Léo >> Les livres, selon leurs contenus, bondissent, s'envolent, ricochent, tombent, quand on tente de les attraper. Le lecteur devra trouver la manière de les en empêcher. Mesure-Décrets Accès aux projets réalisés de la Commune et au Journal officiel Contexte Biblio CONTEXTE THÉORIQUE ET HISTORIQUE DU PROJET Escalier vers grenier Augustin Avrial Vers l'hôtel Vers le 2ème étage Ancre Musée Inventions MUSÉE DES INVENTIONS Herminie Cadolle Louise Michel Jules Allix Le musée des inventions répertorie les inventions des protagonistes de la Commune. Les deux modules d'exposition disposent d'interrupteurs qui permettent de modifier la présentation après en avoir fait le tour : tous les inventeurs y seront ainsi présentés. Ismaël Isaac ABADIE - Jules ALLIX - Calixte Alexandre ANDRIEUX - Augustin AVRIAL - Daniel BORME - Herminie CADOLLE - Jean-Baptiste CHAUTARD - Charles FABRE de la GRANGE - Napoléon GAILLARD - Edmond-Alfred GOUPIL - André- Adolphe IMBERT - Alphonse JEANNIER - Georges LAUDET - Jules MEKARSKI - Charles PERRON - Hegesippe PETITE - Amédée PHILIPPE - Jean PINDRAY - Eugène PROFILET - Alexandre RIGAULT - Henri ROUSSEAU - Paul VAISSIER Des inventeurs INVENTIONS DES COMMUNARD.ES >> Motocycle à pétrole, couseuse pneumatique, locomotive, triporteur, tramway électrique, ballon ascentionnel, hippodrome mécanique Corselet-gorge Kiosque-signal de circulation Doigt prussique, moteur hydraulique perpétuel, canalisation de la Seine de Paris à Rouen, canal de l'Atlantique à la Méditerranée, port fluvial à Saumur, ailes permettant à l'homme de voler, s outien à la boussole pasilalinique sympathique. Boussole La boussole pasilalinique sympathique >>

  • 3a-Spectres Vitrines | Auluxecommunal

    SALLE DES SPECTRES LES PROJETS EXTRAPOLÉS Escalier Hune A l'entrée du visiteur, les spectres se détachent du portant, et envahissent le grenier. Un brouillard monte lentement du sol. Le visiteur devra trouver comment renvoyer les spectres à leurs places et endiguer le phénomène pour continuer sa visite Grenier-Plan Vers la Hune Les spectres ramenés à leur place grâce aux indices, le grenier reprend son aspect initial. Spectre-Test video Les spectres - Test video Marchande de poisson LES PROJETS EXTRAPOLÉS Chaque vitrine est une entrée vers un projet extrapolé de la Commune. Up Hydre + Napoleon Up Up Massacre-Fourier-chapeaux Up Up Salledu trone Up Up Veuillot Up Up 3 portes Up Up Vers les salles de la photographie, de la roue de Thiers, et du gai rossignol. Musée copies

  • Clavier d'outre-reve | Auluxecommunal

    " LE CLAVIER D'OUTRE-RÊVE " LOUISE MICHEL Dessin de Natalya Buryka OUTRE-RÊVE, composition de Sylvain Neveu 00:00 / 01:48 Il y a quelques jours, je m’endormis dans un rêve charmant. J’étais libre, dans l’espace sans bornes, où je montais aussi facilement qu’on suit les sentiers de nos vallées. Je me trouvais dans un monument, si vaste que ses limites apparaissaient comme un horizon lointain. Le silence emplissait les voûtes, mais on en pressentait la sonorité inouïe. Je m’assis devant un instrument dont le clavier s’en allait si loin en montant et si loin en descendant, qu’il devait compter bien des sons inappréciables à l’oreille humaine. Lorsque je posai les mains sur ce clavier il s’en échappa un soupir harmonieux et doux, comme si une âme en sortait, et les voûtes vibrèrent. Mon esprit s’unit à l’esprit qui chantait dans l’instrument. Cet orgue prodigieux avait des demi-tons au lieu de tons et des quart de tons pour demi-tons. De petits archets adaptés à chaque note étaient mis en mouvement lorsqu’on posait les doigts sur les touches : la corde gémissait comme celle d’un violon, et tout cela était emporté dans de prodigieux tuyaux. C’était beau à prendre le cœur, à ravir l’intelligence; ce qu’on jouait sur ce clavier c’était son âme même. Chaque phrase musicale pouvait se traduire en une strophe ardente et la strophe à son tour devenait vivante et s’envolait sous mille formes inconnues à notre sphère. Était-ce donc le dernier mot de l’harmonie? Non, car par-delà le lieu où j’étais, devait s’en trouver un autre, où nul instrument n’était nécessaire, où tout était chant, où tout vibrait comme une lyre. Quel rêve ! J’oubliai tout lorsque tout s’effaça. De grosses pattes velues passant sur mon visage m’éveillèrent. C’était Minet qui jouait avec mes cheveux, en renfonçant à peu près ses griffes. Il était grand jour, hélas ! notre jour qui n’est pas la grande lumière du songe. En face de mon lit le piano encore ouvert de la veille, sur lequel je jetai un coup d’œil indigné. Que pouvait-il me dire après ce clavier divin ? Louise MICHEL Source: Le Progrès musical. Journal artistique et littéraire , 1er novembre 1867

  • Pierre d'asile | Auluxecommunal

    LA PIERRE D'ASILE ÉLÉMENTS DU PROJET Pierre d'asile - Place Robert-Humblot, Ornans, Franche-Comté. Hauteur : environ 2 m / diamètre : environ 0.80 m D'après les archives municipales, de 1514 à 1674, Ornans, ville natale de Gustave Courbet, a bénéficié d'un droit d'asile pour ceux qui avaient commis un homicide par accident ou par autre circonstance méritant grâce. Prenant de chacun d'eux dix florins en monnaie pour leur réception. Le réfugié qui sollicitait l'asile devait probablement toucher une statuette, aujourd'hui disparue, dans la niche creusée dans la colonne qui supportait une croix. Celle-ci était érigée près du Grand pont (côté rue Pierre-Vernier). La croix a été supprimée à la révolution et la colonne a servi de pilier pour une maison au bord de la rive droite de la Loue. Elle y était encore en 1967. Après cette date, la colonne a été déplacée sur la place Robert-Humblot", en face du musée Courbet, de l'autre côté de la Loue. PROJET - Acquisition d’1 m2 de terrain dans différentes villes en vue de l’érection de pierres d’asile sur le modèle d’Ornans. Les demandeurs d'asile seraient invités, lors d’une cérémonie proche des parrainages républicains, à venir poser la main dans la niche de la pierre. Le rituel serait à la fois symbolique et déclaratif/performatif. - Courbet aurait pu en être usager, accusé à tort d'avoir fait tomber la colonne Vendôme, et condamné à en rembourser les frais de reconstruction. Pierre d'asile d'Ornans >>

  • Retitrage tableaux Courbet | Auluxecommunal

    RETITRAGES DES TABLEAUX DE COURBET LA REMISE AUX CHEVREUILS Courbet, à ses débuts, revendiquait parfois des interprétations allégoriques pour des sujets assez ordinaires. Dans les années 1860, les critiques en avaient fait un sujet de moquerie (1) récurrent, ce dont Courbet s'amusait à son tour : en 1866, il notait que son tableau "La remise aux chevreuils" était susceptible d'évoquer "la conspiration d'une société secrète de chevreuils qui s’assemblent dans les bois pour proclamer la république ". Ce qui produit un fort beau titre, tout en harmonie avec ses idées politiques. (1) : Courbet et la Commune, musée d'Orsay, mars-juin 2000, p19 & 26 (note 78) Un atelier sera donc ouvert ici qui invitera les visiteur.ses à retitrer les tableaux de Courbet. Un musée virtuel permettrait d'explorer ces tableaux sous leurs nouvelles appellations. DIGRESSION DIGRESSION ARTIFICIELLEMENT INTELLIGENTE Recherche, sur Internet, de la source mentionnant le titre secondaire : "Société secrète de chevreuils qui s’assemblent dans les bois pour proclamer la république". Réponse de l'IA : La Société secrète de chevreuils qui s’assemblent dans les bois pour proclamer la république est un phénomène qui n’existe pas dans les faits. (...) Il n’y a pas de preuve de l’existence d’une société secrète de chevreuils qui se réunissent pour proclamer la république. Il est important de noter que les chevreuils sont des animaux sauvages qui vivent dans les forêts et les montagnes, et ils ne possèdent pas la capacité de créer des sociétés secrètes ou de proclamer des républiques. Ils sont principalement préoccupés par la recherche de nourriture, la reproduction et la protection de leur territoire. Il est possible que vous ayez confondu les chevreuils avec d’autres animaux ou phénomènes naturels qui peuvent sembler mystérieux ou inhabituels. Il est important de rester sceptique face aux informations qui semblent trop étranges ou incohérentes.

  • Demoiselles Carpeaux | Auluxecommunal

    La colonne Vendôme renversée pendant la commune de Paris, Eugène Disdéri, 1871 LES DEMOISELLES CARPEAUX QUITTENT L'OPÉRA GARNIER POUR ALLER CÉLÉBRER LA CHUTE DE LA COLONNE VENDÔME. Une proposition de Sylvain Neveu d'après une idée de Louis Veuillot, L'Univers du 20 mai 1871. JEAN-BAPTISTE CARPEAUX Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875) réalise La danse pour la façade de l'Opéra Garnier en 1869. La sculpture fait scandale, elle est considérée pornographique et l 'opinion publique, par des journaux et des pétitions, en demande le retrait. Garnier propose de l'installer au foyer de la danse, mais le corps de ballet s'y oppose et signe à son tour une pétition. Napoléon III fait finalement commander une nouvelle sculpture à Charles Gumery, m ais la survenue de la g uerre de 1870 suspend le processus et sauve l'œuvre in extremis. "La danse", Jean-Baptiste Carpeaux, façade de l'Opéra-Garnier, Paris LOUIS VEUILLOT Journaliste et homme de lettres catholique ultramontain*, défenseur farouche de l'enseignement privé, partisan du rétablissement d'une monarchie chrétienne, du très conservateur Pie IX et de son "infaillibilité pontificale", rédacteur en chef puis directeur du journal L'Univers. * qui admet la primauté spirituelle et juridictionnelle du pape sur le pouvoir politique, et subordination de l'autorité civile à l'autorité ecclésiastique. Louis Veuillot, 1875 Il écrit dans L'Univers du 20 mai 1871 : Il ont jeté à bas la colonne. Le dessein était si brutal, et, de leur part, si sot, qu'ils y tenaient absolument. C'est fait. Le grand trophée et la grande idole, la corde au cou, gisent sur un lit de fumier dans la fière rue de la Paix, maintenant indigente. Le nouvel opéra, inachevé, foetus monstre, conçu aux nuits d'orgie, avorté aux jours de sang, a vu cette chute. Là les demoiselles Carpeaux, plus que nues par permission des ci-devant Autorités, mènent publiquement leur danse. Au son des castagnettes de Montmartre et de Montretout, dansez filles Carpeaux, et que vos chants animent vos pas, suivant les usages du lieu ! Chantez la chanson de bienvenue de l'abîme éternel : Quomodo cecidisti Lucifer ? Quomodo cecidisti de cœlo, Lucifer, qui mane oriebaris ? Comment es-tu tombé du ciel, astre de lumière, qui te levais au matin ? SUR COURBET ET LA COLONE VENDÔME On voit que les séditieux n'ont pas seule ment haï la société, mais qu'ils l'ont méprisée. Ils ont fait des actes de bar bares et des insolences de laquais". J'ai vu par terre les restes de la co lonne, sur un reste de fumier. Il tom bait de la pluie et il y avait de la boue. Je n'ai jamais admiré la colonne ni le sentiment qui l'a dressée. Mais quand je pense que c'est Courbet qui a fait cette destruction, et que ce gros sier charlatan,- affamé de popularité malsaine, a pu ainsi souffleter de sa main brutale l'orgueil de toute une nation, je me demande ce que l'on ne pourra plus désormais entre-prendre contre les hommes. Et je me dis aussi que Dieu insulté par l'orgueil humain n'a toujours besoin que de peu de chose pour abattre cet arrogant e nnemi. Un grain de sable contre la mer, une piqûre de moucheron contre une armée, une petite pierre qu'il dé tache on ne sait d'où contre la statue et l'empire de Nabuchodonosor ! Louis Veuillot, L'Univers, 6 juin 1871, " A Madame ****" SUR LES PÉTROLEUSES ET LES DEMOISELLES CARPEAUX Sur la place de l'Opéra, comme par tout, les soupiraux des caves et des sous-sols sont bouchés de plâtre frais; - opus tumultuarium, ouvrage fait à la hâte par crainte des pétroleuses. Ces pétroleuses ont frappé les imagina tions. En peu de jours, elles se sont fait un nom durable. On ne s'attendait pas à ces femmes-là. On avait tort. Elles ne sont pas tombées de la lune. J'en ai vu des bandes à Versailles; la plupart sont d'anciennes demoiselles Carpeaux. Elles ont dansé à Asnières et à l'Opéra. Louis Veuillot, L'Univers , 7 juin 1871

  • Fourier Bestiaire | Auluxecommunal

    LE BESTIAIRE DE CHARLES FOURIER Animaux, anti-animaux et contre-animaux. Les ANIMAUX , ANTI- ANIMAUX et CONTRE-ANIMAUX décrits par Fourier, seront sollicités dans le projet comme véhicules, menant les visiteurs d'un point à l'autre du site, selon leurs talents spécifiques. Relevant la manière dont Fourier, en fin de compte, asservit les animaux pour en faire des êtres utiles à l'homme, leur libération sera inéluctable. DESSINS DE NATALIA BURYKA L’ANTI-PHOQUE ou CHEVAL MARIN pour conduire nos pêcheurs et promeneurs avec la rapidité de l’hirondelle. L’ANTI-REQUIN pour aider au placement des filets et aller traquer, amener le poisson. L ’ANTI-BALEINE pour s’attacher au vaisseau dans les temps calmes qu’on choisira en été pour les parties de plaisir et de pêche maritime. Elles seront fréquentes lorsque la mer sera purgée de sa saveur infecte et de ses immondes créatures telles que le requin et autres ennemis de l’homme" (VIII, 163). Sur terre et au nom du même principe, Dieu ne manquera pas de créer L’ANTI-LION , serviteur incomparable, dix-huit pieds de long (5,5m) du museau au coccis, capable de porter sept hommes à la file à dix lieues à l’heure, d’un galop très doux, élastique et rasant terre. Il fait le service de la poste aux lettres (...) Superbe et docile quadrupède, un porteur élastique (...), avec des relais duquel un cavalier, partant le matin de Calais ou Bruxelles, ira déjeuner à Paris, dîner à Lyon et souper à Marseille, moins fatigué par cette journée qu'un de nos courriers à franc étrier (...car) un anti-lion franchira aisément à chaque pas quatre toises par bon rasant, et le cavalier, sur le dos de ce coureur, sera aussi mollement que dans une berline suspendue. A PROPOS DES ANIMAUX Pour Fourier, on peut déceler, dans ce que laisse la nature et que la civilisation n’a pas encore perverti, les signes du projet divin. Ceux-ci sont à notre disposition chez les animaux : « créatures simples, bornées à l’impulsion divine ou jeu de l’attraction et de l’instinct, sans concours de la raison ou du raffinement passionnel ». Les animaux, uniquement guidés par le projet divin, sont stationnaires : Aussi l’animal est-il stationnaire et n’avance-t-il pas au-delà des limites de son instinct primitif. Les abeilles dans dix mille ans ne sauront pas mieux faire la ruche qu’elles ne la firent aux premiers âges du monde. L'homme, au contraire, est pourvu d’une raison progressive et alliable avec le levier divin ou Attraction. Il est premier anneau d’échelle composée, d’où il suit qu’il y a dans le mouvement des sociétés humaines deux leviers de Mouvement à tenir en balance, et qu’en opprimant l’un des deux, soit le levier divin ou Attraction, soit le levier humain ou Raison, l’on aboutit qu’à les paralyser tous les deux ; effet ridicule de nos sciences qui, voulant donner l’une tout à Dieu, et l’autre tout à l’homme, n’arrivent qu’à fausser l’un et l’autre . Si l'animal, dépourvu de raison, est une forme pure de l'Attraction (le levier divin), l'homme est pris entre les logiques antagonistes de l'Attraction et de la Raison. L’animal n’ambitionne pas de s’élever à un autre bonheur que le sien : il ne désire que dans l'ordre de son désir, tandis que l'homme désire ce qu'il n'a pas. Outre la raison et le désir, l'animal se distingue de l'homme en ce qu'il ne peut connaître Dieu, et qu'il ne prévoit pas sa mort, sinon il serait inquiet toute sa vie. Fourier insiste sur la liberté dont l'animal peut jouir ; l’animal est heureux, son insouciance échappe à l’homme civilisé, ce qui lui fait dire que « les animaux libres sont plus heureux que l’homme civilisé, qui est ravalé au-dessous de la condition des bêtes ». Fourier envisage une harmonie analogique, à la fois synchronique (état d'une chose à un moment du temps) et diachronique (évolution de l'état d'une chose dans le temps) des espèces, entre elles et à travers les âges : « si les bêtes, les plantes et les choses sont les moules ou les emblèmes de nos passions, que leur arrive-t-il lorsque les passions changent : elles changent aussi ». Ces bêtes, plantes et choses, dans ce contexte, sont munies de deux préfixes, « contre » et « anti », qui indiquent deux temporalités : « contre » désigne un être ou une chose contraire à un ou une autre en synchronie, et « anti » en diachronie A la question de savoir pourquoi Dieu a créé des animaux laids et méchants (la vipère, le crocodile) Fourier pose, en vertu de la loi des analogies, qu'il a dû « installer » ces êtres dans le « mobilier zoologique » car elles sont le reflet des mauvaises pensées des hommes. La disparition, en Harmonie réalisée, des mauvaises pensées humaines entrainera donc la disparition des animaux laids et méchants. Les 130 espèces existantes de serpents correspondent par exemple à 130 effets de la calomnie et de la perfide dans la société mensongère. Les bêtes ne représentent pas nos états d'âmes, ou nos conflits intérieurs, elles les matérialisent. L’accouplement futur de la Terre avec ses cinq satellites (Mercure, Junon, Cérès, Pallas, Lune) permettra, selon Fourier, le remplacement des êtres nuisibles à l’homme, comme le crocodile, le requin ou le lion, par des êtres utiles comme l’anti-crocodile, l’anti-requin ou l’anti-lion.

  • mise en orbite Sacre Coeur | Auluxecommunal

    MISE EN ORBITE DU SACRÉ COEUR LE SACRÉ-COEUR OU L'ENFER DES BONNES INTENTIONS >> É LÉMENTS D'UN FILM D'ANIMATION LIEU : colline Montmartre. PROTAGONISTES : - Alexandre Legentil , propriétaire du grand magasin "Au Petit Saint-Thomas" à Paris, président de la société Saint-Vincent-de-Paul - H ubert Rohault de Fleury , son beau-frère , peintre - Pierre Kropotkine , géographe, explorateur, zoologiste anthropologue, géologue et théoricien du Communisme libertaire. - Constantin Tsiolkovski, scientifique russe, considéré comme le père et le théoricien de la cosmonautique moderne Legentil et Rohault de Fleury souhaitent construire un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus, principe qui repose sur l’esprit d'expiation après, comme le formulait en septembre 1870 Félix Fournier, évêque de Nantes, « un siècle de déchéance morale depuis la révolution de 1789 ». Ce dernier attribue la défaite française à un châtiment divin. Les deux beaux-frères sont disciples de Frédéric Ozanam, fondateur de la Société de Saint-Vincent-de-Paul qui « a uni au service des plus pauvres le monde orléaniste des affaires de la rive droite au monde légitimiste de l'aristocratie terrienne de la rive gauche". Legentil et Rohault de Fleury , sur la colline Montmartre, discutent de leur projet, consultant les plans, déroulant les uns, roulant les autres, désignant des directions de leurs doigts, imaginant le bâtiment sur la colline. Kropotkine fait visiter Paris à Tsiolkovski . Curieux des agissements de Legentil et Rohault de Fleury, l es deux russes s'en approchent pour apercevoir les plans. Kropotkine les aborde, les questionne, et Legentil expose avec enthousiasme le projet du Sacré Coeur. Kropokine traduit ses propos à Tsiolkovski. Celui-ci sort un crayon de sa poche et apporte quelques corrections au bâtiment. Le plan du Sacré coeur s'anime, se met à vibrer, se dresse peu à peu en 3D à partir du plan. Ses murs transparents laissent voir une épaisse fumée qui en emplit l’intérieur. Le bâtiment se met à vibrer, de plus en plus fort. Legentil et Rohault, effrayés, reculent. Le bâtiment décolle lentement, lourdement, puis s'élève droit vers le ciel, avant de modifier sa trajectoire et de se mettre en orbite autour de la terre. Bouton Alexandre Legentil Bouton Hubert Rohaut de Fleury Bouton Constantin Tsiolkovski Bouton Pierre Kropotkine

  • Statistiques républicaines | Auluxecommunal

    STATISTIQUES RÉPUBLICAINES Les chapeaux ayant quitté la tête de leurs propriétaires en un mouvement ascensionnel d'enthousiasme, place de l'Hotel de Ville, le 28 mars 1871, jour de la Proclamation de la Commune de Paris sont recensés : 2493 Selon le Comité central 1873 Selon le Comité de vigilance du IVème arrondissement 2364 Selon l'Union des femmes 7 Selon la police versaillaise 1984 Selon le Club des prolétaires 0 Selon Maxime du Camp Ils seront réquisitionnés en plein vol, puis multipliés en grand nombre grâce à la machine électrique de Tesla. Le destin de cette production innombrable est en cours de négociations... (voir "L'illusionniste" de Neil Burger, 2006) Nikola Tesla dans son laboratoire de Colorado Springs, avec son "Transmetteur amplifiant", modifié pour les besoins de la cause républicaine.

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