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SALLE DE BLANQUI ET DE LA COMMISSION DES BARRICADES
SALLE DES PHOTOGRAPHIES

Thiers avait commandé la construction des fortifications qui entouraient Paris alors qu'il était ministre de Louis Philippe. Il avait conçu cette enceinte pour défendre la ville contre des ennemis mais il avait aussi déjà calculé à l'époque que, pour mettre un terme aux insurrections populaires, il suffisait d'enfermer les insurgés dans la ville, puis de les réprimer.


Carte des barricades de la Commune
SALLE D'HAUSSMANN

Préfet de la Seine de 1853 à 1870, Raoul Haussmann a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire. Il écrivit à Napoléon III : « Il faut accepter [...] la cherté des loyers et des vivres comme un auxiliaire utile pour défendre Paris contre l'invasion des ouvriers de la province ».
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Walter Benjamin, dans "Paris, capitale du XXème siècle", écrivit : "Le véritable but des travaux de Haussmann, c'était de s'assurer contre l'éventualité d'une guerre civile. Il voulait rendre impossible à tout jamais la construction de barricades dans les rues de Paris". La prochaine salle concrétise cette volonté sous-jacente.


SALLE DE THIERS
LES FORTIFICATIONS
En amont, Thiers avait déjà commandé la construction des fortifications qui entouraient Paris alors qu’il était ministre de Louis-Philippe. Il avait conçu cette enceinte pour défendre la ville contre des ennemis, mais avait aussi déjà calculé que, pour mettre un terme aux insurrections populaires, il suffisait d’enfermer les insurgés dans la ville, puis de les réprimer. >>
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L'enceinte de Thiers, d'une longueur de 34 km, avait été construite de 1841 à 1844. Le mur d'enceinte haut de 10 mètres surplombait un large fossé. Il comportait 94 bastions, 62 portes ou poterne, ainsi que des passages de chemin de fer et de rivières ou canaux. >>
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COMMENT MATER UNE RÉVOLUTION
Je cherche ce qu’il faut faire quand une révolution éclate, et qu’il s’agit de la maîtriser pour la ruiner. L’expérience prouve qu’il faut d’abord y applaudir, louer surtout la générosité, le désintéressement, la magnanimité du peuple. Il faut lui faire sentir que les armes qu’il garde à la main sont un signe de désordre, qu’il donnera un exemple éclatant de sagesse en les remettant à quelques personnes désignées, ou à certains corps constitués, qui les porteront à sa place. Sitôt que le peuple sera désarmé, il faudra encore acclamer la débonnaireté du lion ; mais dès le lendemain on pourra déjà insinuer que cette révolution que l’on croyait pure, n’a pas été sans mélange de crimes, que des forcenés étaient mêlés aux héros, mais qu’heureusement les pervers formaient le petit nombre. Cette révolution n’était après tout qu’une oeuvre de crime. Assez de ruines, de vols, de crimes, d’infamie et d’incendies de toutes sortes, témoignaient de ce que la révolution aurait fait, si on ne l’eût écrasée au berceau ! Et ce jusqu’à ce que le peuple, aveuglé par tant d’accusations subites, finisse par croire qu’il a échappé lui-même à un gouffre de scélératesse. C’est le moment de profiter de la peur qui amène la stupeur, pour s’élancer hardiment en arrière, et mettre le frein aux victorieux. >>
FAITES VOTRE BARRICADE VOUS-MÊME


La salle devient une rue de Paris sous la Commune. Des éléments épars permettent de construire une barricade dans la rue qui fait face.
Une fois la barricade terminée, un système de vérins, piloté depuis la salle des commandes, derrière la salle du trône, élargit la rue (comme l'a fait Haussmann), et la barricade s'effondre.

Le visiteur devra agir sur la manette de la salle des commandes (et donc la trouver) pour reconstruire sa barricade de manière pérenne.
SALLE DES PEINTURES ET DES GRAVURES









