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BATAILLE CÉLESTE DES ASTRAS ET DES MONSTRAS
Naissance des constellations de la Commune

La dernière touche de la télécommande mènera à l'ultime transformation de la Hune : la bataille finale des Astras et des Monstras qui engendrera les constellations de la Commune, clôturant le premier cycle du Luxe Communal. La bataille sera visible de la Hune, tout en haut du site, mais aussi de la barge et des souterrains de Blanqui, qui partagent le même ciel.

LES ASTRAS

Les Astras représentent les projets et réalisations de la Commune, à l'origine de nos plus grandes conquêtes politiques, sociales, culturelles.  Ils seront figurés par des étoiles, en lien avec les réflexions de Blanqui.

LES MONSTRAS

Les Monstras représentent le chaos engendré par la répression sanglante de la IIIème République sur la Commune de Paris. Ils seront figurés par le bestiaire versaillais, les monstres issus de ses caricatures.

Les Astras et les Monstras sont issus du travail de l'historien de l'art ABY WARBURG, intitulé génériquement Mnémosyne, qui le rapportait à la proximité des Astras (les concepts) et des Monstras (le chaos). Ici, les aspirations sociales, politiques et culturelles de la Commune, ses idées, ses projets, s'opposent aux forces idéologiques et militaires puissamment répressives de la IIIème République pendant la Commune.

En ordre de bataille, face à face, les Astras et les Monstras vont entrer en collision, en une bataille céleste violente et lumineuse. A l'issue de cette bataille seront générées les constellations de la Commune, par la fusion des combattants. 

Les Astras  seront accompagnés de :​

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- L'éternité par les astres de Blanqui,

- Aux journalistes de Jules Allix, à propos de sa comète,

- Le coït des planètes de Fourier,

- Le texte de Borges sur Blanqui,

- Le texte de Aby Warburg sur les Astras et les Monstras dans sa Mnémosyne...

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LES MONSTRAS sont à trouver dans les écrits des "écrivains contre la Commune" : Georges Sand, Théophile Gautier, Gustave Flaubert, Maxime du Camp, ont immortalisé les communard.es dans des bestiaires haineux, caractérisés par l’usage de terminologies criminelles, animalières ou pathologiques :

 

- Les communard.es sont des "ânes grossièrement bêtes ou de coquins de bas étage. La foule qui les suit est en partie dupe et folle, en partie ignoble et malfaisante4. C’est une émeute de fous et d’imbéciles mêlés de bandits" (G. Sand) 

​

- Les enfants de la Commune : "Tous ces êtres chétifs, malsains, moitié loups et moitié furets, que la libre vie en commun a prématurément dépravés, que des poètes mal inspirés ont essayé de glorifier (Ô Hugo!), qui tirent l'étymologie de leur nom banal de la voie publique où ils vaquent comme des chiens errants" (M. Du Camp)

​

-  Il y a sous toutes les grandes villes des fosses aux lions, des cavernes fermées d’épais barreaux où l’on parque les bêtes puantes, les bêtes venimeuses, toutes perversités réfractaires que la civilisation n’a pu apprivoiser, ceux qui aiment le sang, ceux que l’incendie amuse comme un feu d’artifice, ceux que le vol délecte, ceux pour qui l’attentat à la pudeur représente l’amour, tous les monstres du cœur, tous les difformes de l’âme ; population immonde, inconnue au jour, et qui grouille sinistrement dans les profondeurs des ténèbres souterraines. Un jour, il advient ceci que le belluaire distrait oublie ses clefs aux portes de la ménagerie, et les animaux féroces se répandent par la ville épouvantée avec des hurlements sauvages. Des cages ouvertes s’élancent les hyènes de 93 et les gorilles de la Commune" (T. Gautier)

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- Je trouve qu'on aurait dû condamner aux galères toute la Commune et forcer ces sanglants imbéciles à déblayer les ruines de Paris, la chaîne au cou, en simples forçats. Mais cela aurait blessé l'humanité. On est tendre pour les chiens enragés, et point pour ceux qu'ils ont mordus (G. Flaubert)​

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